L'antalgie

Comment décririez-vous la douleur ?

Il existe beaucoup de définitions et chacun expérimentera la douleur différemment. Selon l'Association Internationale de l'Etude de la Douleur (IASP), la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle déplaisante associée à une lésion tissulaire réelle ou possible ou qui est décrite en termes d'une telle lésion.

Mais qu'est-ce que la douleur et pourquoi avons-nous mal ?

La douleur est influencée par différents facteurs tels qu’hérédité, éducation, facteurs socioculturels (par ex. les garçons ne pleurent pas!), religion, âge, stress.

La douleur fonctionne comme un signal d'alarme émis par le corps pour avertir d'un risque de dommage, ou d'un dommage déjà existant. Une fonction importante de la douleur est donc de prévenir une lésion corporelle. Parfois, la douleur apparaît sans qu'il soit question d'une lésion tissulaire, ou l'intensité n'est pas proportionnelle à la lésion originelle.

Chaque stimulus mécanique, thermique, chimique ou électrique peut, moyennant une puissance suffisante, provoquer de la douleur. Des cellules sensorielles spéciales, appelées nocicepteurs, terminaisons nerveuses libres qui peuvent traiter toutes sortes de stimuli, sont responsables de cela. Ces récepteurs ne sont pas répartis de manière égale sur tout le corps; le tissu cérébral par exemple n'est pas sensible à la douleur. En cas de dommage tissulaire ou de maladie où le métabolisme du tissu corporel est perturbé, des substances sont libérées des cellules qui stimulent les récepteurs de la douleur ou qui diminuent leur seuil d'excitation. Les tissus nerveux avec différentes vitesses de conductibilité transportent le stimulus douloureux jusqu'à la moelle épinière. C'est le premier niveau du traitement de la douleur. La prise de conscience et la localisation du stimulus nerveux se passe au niveau du cortex cérébral.

La douleur n'est pas toujours simplement un symptôme - parfois, c'est un phénomène en soi. Cette douleur pathologique est dans de telles situations directement liée à la gravité de la maladie. Cette idée commence seulement maintenant à faire lentement son chemin dans l'approche thérapeutique.

La douleur est souvent subdivisée en douleur (aiguë) de courte durée et douleur (chronique) de longue durée.
La douleur aiguë commence subitement, le plus souvent comme une conséquence de la maladie ou d'une lésion tissulaire, et dure peu de temps. Des exemples de douleur aiguë sont les brûlures, les fractures ou les douleurs postopératoires.
La douleur chronique dure plus qu'un mois après le cours normal d'une affection, ou récidive. Dans la littérature, la durée minimale estimée de la douleur chronique varie entre 1 et 6 mois. Des exemples de douleurs chroniques sont des douleurs conséquentes à de l'arthrose, une lombalgie, des douleurs nerveuses ou des douleurs cancéreuses. Bien que la douleur chronique soit l'une des formes les plus courantes, le traitement est souvent inadéquat. Ceci a des conséquences graves pour le bien-être psychique et physique du patient et de sa famille. Souvent, les gens entrent dans le cercle vicieux de la dépression et de l'isolation sociale, ce qui aggrave les plaintes de douleur.